Très belle course sympathique sur un granite de rêve (dalles à knobs !) en face Sud-SW de la pique rouge de Belcaire. L'escalade n'est pas trop longue (6 belles longueurs), assez peu équipée, et la descente est facile jusqu'à l'attaque (sauf quand la face Nord est glacée !). Mais c'est bien loin des voitures garées à Lartigue: 2-3h de rude montée de la raide Raspe, souvent avec de la neige. En Ariège, dans la très belle vallée de Marc atteinte par Vicdessos. L'approche est décrite en détail avec ma randonnée Raspe et Bassiès
Grimpé en réversible par Denis Corpet et Cédric Clzr le 2 Juin 2012, hélas interrompus par un gros orage (rappels depuis R3). J'ai ajouté 2 photos du Caf Perpignan (lien 09 & 13) pour aider à trouver la voie. Topo en bas de cette page, et sur les images ci-dessous (les cliquer pour agrandir).
Equipement: Je conseille vivement de monter en "grosses" chaussures, car le sentier d'approche est difficile, la descente est longue et raide, et on a souvent de la neige. De plus, ça vaut le coup de couper certains lacets dans le gispet, qui glisse surtout s'il pleut. Mais je conseille aussi de prendre des "baskets" dans le sac d'escalade, pour resdescendre au pied de la paroi: le haut de "la Raspe" est beaucoup moins craignos que le bas, et le dénivellé n'est pas grand: comme çà on grimpe léger, même si on n'envisage pas les rappels.
Dans la voie, prendre 6 dégaines max + au moins deux sangles longues équipées (tirage, surplombs) + un jeu de "friends" (+ qq petits coinceurs ?). Avoir qq "petits" mousketons, car certaines plaquettes sont étroites.
Approche : je décris l'approche en détail, le trajet voiture depuis Toulouse, et la carte précise de la montée et des raccourcis en bas de la page randonnée Lartigue, Raspe et pique de Bassiès. Bien y repèrer l'astuce au départ de la voiture (le GR n'est pas optimal au début), et les raccourcis de descente.
Topo escalade from Camp-to-Camp modifié:
Les voies passent dans la "facette" assez à gauche de la grande face. Le Vol du Chauve est la plus à droite de cette facette (y-a 3 autres voies, dont ont le même départ) et démarre sur une écaille sous des petits toits qu'elle franchit en ascendance sur la droite ; le premier relais est très à droite (visible en haut d'une dalle dans une zone herbue, sangles blanches). On franchit le premier surplomb en montant le petit pilier (fleurs, plaquette et clou) (mais ce 2 juin 2012 on arrivait juste au dessus du premier toit en montant dans la neige ! voir photos)
L1 = 6a+, une plaquette protège le premier pas, puis en ascendance sur la droite, dalle finale engagée et non protégeable en 5+ (le 2 Juin Denis s'est trompé: et après le toit passé en dulfer, attiré par les plaquettes torsadées en alu des Jours heureux, il est monté tout droit à R1 des Jours-heureux: 2 spits sous un surplomb + un clou dans le toit)
L2 = 6a+, remonter sur la droite une fissure puis dalle à knobs, refissure (friends faciles à poser) et un petit réta pas simple amène en vue du relais (le 2 Juin Cédric a contourné le surplomb des "Jours heureux", à monté la fissure à droite (5c) puis est redescendu dans une fissure facile (herbe, 3-4) pour repartir du R1 du Chauve dans L2: du coup il avait du tirage pour le réta)
L3 = 6a+, remonter le dièdre sur la gauche sur 3 mètres, traverser vers un piton visible du relais, puis remonter qques mètres avant de traverser franchement (passage protégé par une plaquette) et finir par deux dalles criblées de knobs énormes. Un dernier pas en dalle permet de rejoindre le relais en pleine dalle, deux plaquettes pas jeunes.
L4 = 6a, un pas en dièdre et suite évidente. Relais sur une plaquette et un piton pourri.
L5 = 5+ qui louvoie, relais sur becquet + plaquette.
L6 = 6b, un pas dur pour rentrer dans le dièdre (facilement protégeable) puis beau dièdre en rocher rouge excellent. Deux spits au relais.
On peut quitter les chaussons d'escalade et se décorder pour grimper les pentes moins raides que l'on suit jusqu'au sommet.
Descente : Du sommet du pic Rouge de Belcaire, traverser les arètes vers la gauche (Ouest), remarquer au passage un superbe gendarme, et aller chercher le col loin à l'ouest, à proximité du pic Rouge de Bassiès, qui permet de descendre au pied de la voie (on est tenté de basculer au sud trop tôt, alors que c'est toujours une barre rocheuse).(le 2 Juin on apris l'orage à R3 et sommes redescendus en rappel, moins pires que ne disent les topos: les spits sont OK, c'est juste les sangles qu'il faut remplacer: prévoir opinel et cordelette neuve)
Nos horaires détails : Train Toulouse: 7h49, Tarascon 9h21 (TER très confortable, mais pas rapide), garé à Lartigue vers 10h. Attaque vers 14h (hé oui !), retour en bas des rappels à 16h30, retour à la voiture à 18h30 : plus un poil de sec, mais ... bizarrement ravis de cette aventure inachevée: on reviendra et ce Chauve-là on l'aura !